samedi 2 février 2013

Ni No Kuni : mon avis presque complet

Enfin le jeu débarque en Occident sur PlayStation 3. Cette collaboration entre le studio Ghibli et Level-5 nous replonge dans le savoir faire des jeux de rôle à la japonaise.

Nous avons droit à un véritable staff de rêve pour tout amateur de japanimation, d'un côté le studio de développement derrière les Professeur Layton, Dark Cloud et quelques Dragon Quest et de l'autre le plus grand studio d'animation japonais à qui nous devons Princesse Mononoké, Mon Voisin Totoro, Porco Rosso, etc. Ajoutons à cela le compositeur de génie Joe Hisaishi qui en plus de travailler avec Ghibli, œuvre aussi pour un certain Takeshi Kitano, célèbre réalisateur japonais (L'été de Kikujiro, Battle Royal...).

À la base, Ni no Kuni est sorti sur Nintendo DS baptisé Ni no Kuni: Shikkoku no Madōshi (二ノ国 漆黒の魔導士, "Ni no Kuni The Jet-Black Mage"), le 9 décembre 2010 exclusivement au Japon et il incluait le grimoire avec le jeu. Après cela, un épisode a vu le jour sur PlayStation 3, Ni no Kuni : la Vengeance de la Sorcière Céleste (二ノ国 白き聖灰の女王 Ni no Kuni: Shiroki Seihai no Joō) le 17 novembre 2011. Il reprend le fil conducteur de l'histoire et les principes de base du gameplay, sans la possibilité de dessiner le sort, action qui était faite directement sur l'écran tactile de la portable. Nous voilà donc presqu'un an et demi après, et nous pouvons enfin en profiter dans une langue plus compréhensible pour nous Occidentaux.

Après avoir choisi la langue des sous-titres (anglais, français, allemand, italien), et le doublage (anglais et japonais), nous pouvons nous lancer dans l'aventure.

  • Scénario

 L'introduction est assez lente et longue, nous contrôlons le jeune Oliver qui décide de faire le mur pendant que sa maman dort paisiblement pour essayer une voiture fabriquée avec son ami Philippe. Malheureusement, cela ne se passe pas comme prévu et notre héros tombe dans la rivière, sa mère s'inquiétant de ne pas le voir dans sa chambre part à sa recherche et voyant le drame, plonge à son secours. Suite à cela, elle fait une crise cardiaque qui aura raison d'elle arrivée à l'hôpital.
Oliver, maintenant Orphelin (d'ailleurs, nous ne savons pas où est passé son père), pleure la disparition de sa maman sur la peluche qu'elle lui avait confectionné, ses larmes libère Lumi, une fée endormie dans cette peluche.
Lumi promet à Oliver qu'il peut ramener sa mère à la vie, s'il l'aide à repousser la menace qui pèse sur son monde parallèle. 

 Notre petit bonhomme devient au fur et à mesure un véritable petit magicien, et après avoir trouvé une baguette magique et signé le grimoire du parfait petit sorcier, il ouvre un portail qui l'emmène dans cet "autre monde". Dans celui-ci, il lui faudra venir à bout de la Sorcière Céleste et de son bras droit Shaddar afin de ramener la paix, suite à cela, il pourra ressusciter celle qui lui manque déjà tant. Nous nous apercevons rapidement que chaque personnage possède son alter-ego dans chaque monde, et que les deux sont liés émotionnellement. Au fil de son aventure, notre héros rencontrera plusieurs compagnons de voyage qui deviendront des amis proches, ainsi que des familiers, petites bestioles adorables qu'il pourra invoquer durant les combats et faire évoluer.
 Nous trouverons tout au long de notre épopée, toutes les pages de notre grimoire qui nous dévoilent l'histoire principale, mais aussi beaucoup de contes annexes qui sont liés à cet univers magique. Les thèmes principaux du jeu sont donc l'amour, l'amitié, le courage et la détermination à aider et aller jusqu'au bout pour les êtres qui nous sont chers.


  • Gameplay
 Si au départ, nous ne faisons que d'aller à un point A à un point B, tout cela avec une étoile indiquant notre objectif sur la carte (qui peut être désactivée dans les options), nous gagnons en liberté au fur et à mesure de notre progression, mais il faut faire preuve de patience comme dans tout bon vieux RPG pour pouvoir se promener tranquillement partout sur la carte. Cette dernière s'avère être énorme, et afin de la parcourir nous pourrons contrôler différents véhicules, voire même un dragon (non, pas Flammie). Un certain engin se nommerait même le "Porco Grosso", peut-être que ce nom rappellera quelque chose aux fans du Studio Ghibli...
 Pour les combats, nous avons droit à un savant mélange entre un gameplay semblable aux séries "Tales of" de Namco Bandai, les ennemis sont visibles sur notre route, et nous pouvons nous déplacer dans la zone de combat, et d'un Pokémon, puisque nous pouvons envoyer notre familier se battre à notre place (étant donné qu'ils possèdent de bien meilleures compétences, il est préférable de les utiliser à bon escient), soit un peu à la manière de Tales of Symphonia 2 Dawn of a new World sorti sur Wii. Nous et nos familiers montons en niveau grâce aux points d'expérience gagnés durant les combats, mais nos amis pourront également gagner des points de compétences grâce à des aliments que nous leur donnons dans une ménagerie. Il est également possible de les faire évoluer à un stade supérieur grâce un catalyseur, mais il faudra faire des choix judicieux afin de choisir ceux qui seront les plus utiles suivant les circonstances.
 Nous pouvons avoir 3 personnages dans notre équipe et chacun peut posséder en même temps 3 familiers. Nous avons également une réserve de 3 autres compagnons, et nous pouvons les échanger entre nous. Il y a également fréquemment une sorte de bouche d'égout à côté d'un point de sauvegarde (pas tout le temps), qui nous permettent de déposer des familiers et ainsi gérer toute une animalerie ! Pour capturer ces personnages, au départ, ils nous sont donnés d'office, mais après Martha devra les enchanter durant les affrontements au son de sa harpe quand des cœurs apparaîtront au-dessus de leur tête, il faudra alors être très rapide !
 Concernant les sorts magiques, nous ne pouvons plus les dessiner librement sur l'écran tactile puisqu'il y en a plus (dommage, la PSVita aurait pu servir en bonus, ou le PSMove), il suffit de les sélectionner
 Tout est très bien indiqué, les tutoriels sont nombreux (trop peut-être), et certains trouveront le jeu très dirigistes et où on nous prend trop souvent la main. D'un autre côté, cela permet aux novices du genre d'apprivoiser les RPG à la japonaise et ça rend le titre plus accessible à un large public. Et même s'il les personnages sont jeunes et si il donne l'allure d'un jeu enfantin, Ni no Kuni possède une trame profonde qui charmera les plus vieux également.
  •  Graphismes
 Sûrement le gros point fort du jeu, le visuel en cel-shading n'a pas pris une ride et rende parfaitement, nous plongeant complètement dans un film d'animation Ghibli. Tout ce qui fait le succès du célèbre studio d'animation est présent, les décors somptueux au style artisanal, les couleurs chatoyantes, et un design de personnages réussi.
 L'animation est de grande qualité, et nous sommes aux anges à chaque scène cinématique que ce soit en animation ou avec le moteur du jeu. 

 Le titre ne souffre pas de ralentissements et l'animation reste stable continuellement. Une grande réussite qui nous offre une merveille vidéoludique.

  • Bande-son
 Les musiques sont également une franche réussite, c'est un véritable orgasme auditif. Les pièces de Joe Hisaishi sont un vrai bonheur pour nos oreilles. Seul le thème des combats peut sembler un peu mollasson, mais l'intégral est un chef d’œuvre.

 Le doublage japonais est de très bonne facture, et je ne peux vous conseiller en tant que "puriste" dans le genre de le sélectionner immédiatement,  puisque je trouve que les doubleurs anglais en font une nouvelle fois trop, surjoue et prennent des accents assez agressant pour les oreilles comme d'habitude.

Gros point noir pour une partie pour la traduction en français, si les jeux de mots et les noms des familiers sont bien trouvés, je ne comprends pas pourquoi le nom des personnages principaux sont traduits complètement différemment de leur patronyme original. Exemple, nous entendons Marc (Maruku), mais nous lisons Philippe, ou Alicia et voyons Roxanne dans les sous-titres et j'en passe... Ce choix est inexplicable puisque ce sont des noms occidentaux et n'ont pas besoin d'être "traduits"...

 
  • Durée de vie
 Comme tout bon RPG qui se respecte, l'aventure est de longue haleine. Si le rythme n'est pas toujours soutenu, il nous promet plus de 40 heures pour seulement la trame principale, et le double si nous voulons effectuer toutes les quêtes secondaires que les PNJ (personnages non jouables) nous donneront dans les villes, comme récupérer des sentiments (via un sort et une fiole pour les contenir) afin de redonner les morceaux de cœur ou d'esprits à des habitants, ou aller affronter un certain nombre d'ennemis, etc. Et même encore plus si vous tentez de récupérer tous les familiers et de les faire évoluer au maximum (bon courage !). La version japonaise a reçu quelques quêtes supplémentaires en DLC, et il ne serait pas surprenant d'en voir débarque sur le PlayStation Store pour nous aussi.
 Si deux modes de difficulté (facile et normal) s'offrent à nous au départ et peuvent être modifiés en cours de route, je vous conseille le mode "normal", car il n'y a pas vraiment un gros défi. Les combats sont assez simples, même les boss ne nous posent pas trop de problème une fois la bonne technique trouvée. Si toutefois vous veniez à mourir au combat, il est possible de reprendre l'aventure sans rien perdre à part une petite somme d'argent pour vous ressusciter.

  • Conclusion
En résumé, nous avons droit à un véritable chef d’œuvre vidéoludique, et même si je ne suis pas très objectif quand cela touche au studio Ghibli, ce titre ravira tous fans de RPG japonais qui revient aux bases du genre pour le plus grand plaisir de tous. Si sa linéarité et sa facilité en rebutera plus d'un au départ, il est difficile de ne pas succomber au charme visuel, auditif, scénaristique, et à toutes qualités qui font de ce Ni no Kuni : la Vengeance de la Sorcière Céleste une pièce de choix dans la collection d'un amateur de jeu de rôle, de japanimation et d'aventure.
Les références aux films du Studio Ghibli sont nombreuses, j'ai réussi à en découvrir quelques unes, comme le Porco Grosso (véhicule décrit dans le grimoire), le gardien de la forêt en forme de cerf (laissant penser à l'esprit dans Princesse Mononoke), les robots délaissés sur notre chemin m'ont rappelé ceux de Laputa, sa Miaoujesté comme dans le Royaume des chats, celui qui détient la boutique où nous pouvons trouver notre tableau de mission ressemble à un personnage de Chihiro avec ses moustaches, et bien d'autres encore...
 Il a su également me toucher profondément, puisqu'il sort à l'anniversaire de ma défunte mère, et j'aurai aimé rejoindre Oliver pour participer à sa quête...

 Je décerne une note parfaite à ce jeu, même s'il possède quelques défauts, et je ne pense pas le lâcher de si tôt. D'ailleurs, j'y retourne accompagné de ma petite peluche Lumi et de mon grimoire de magicien obtenus avec la magnifique édition collector américaine que je viens de recevoir et que vous pouvez admirer dans mon billet précédent.
Ma Note : 5/5

Je vous laisse sur la dernière bande-annonce axée sur l'histoire du héros Oliver.


4 commentaires:

Boggwai a dit…

Moi je dis... qu'il n'y a plus qu'a essayer !!!

Jérôme Rajot a dit…

Il y a la démo disponible sur le PlayStation store si tu veux l'essayer, mais l'essayer, c'est l'adopté ! ;)

Anonyme a dit…

Nous aussi en France on a eu droit à la peluxhe Lumi et au grimoire... :-(

Anonyme a dit…

Mais le contenu de l'édition est vraiment décevant par rapport au pack US... Jaurai su, je laurai aussi commandé sur Namco T.T
(dsl de rép en deux parties xD)